En ce jour de 25 février 2115, personne sur Terre ne ppouvait prévoir ce qui s'apprétait à advenir.
Pas même moi qui suis pourtant l'un des plus grands astro-physicien de mon temps.
Non, non, non, il ne me suffaisait que de vérifier une fois de plus mes calculs et laisser mes certitudes au placard.
Alors seulement j'aurais vu la vérité en face...Tous mes calculs étaient faux.
Nous ne prévyions qu'une simple éclipse totale de soleil qui devait avoir lieu deux heures avant la nuit. Rien de bien méchant en apparence.
Nous étions sûrs de nous, certains que ce grand évènement allait enfin se reproduire. Nous avions même prévenu les médias. Le monde entier attendait cela !
Rien ne nous semblait inquiétant au début, pas même ces quelques minutes de retard. Mais les minutes devinrent des heures. Il n'était plus question d'un simple retard. A force d'attendre personne
ne s'était rendu compte que nous aurions dû être plongés dans l'obscurité totale après le coucher du soleil, que le jour aurait dû laisser place à la nuit, que la douce brise du soir devait
remplacer la châleur moite de cette journée.
Non, nous étions tellement impatients que cet évènement se produise qu'aucun d'entre nous n'avait pensé à faire attention aux éléments les plus banals.
Depuis que la Terre avait changé d'orbite, plus personne ne croyait que de telles occasions se présenteraient encore à nous. Celle-ci était unique et inespérée.
L'attente nous semblait interminable. Ce n'est que par dépit que nous décidames de ne plus espérer. Nous n'étions finallement pas des grands scientifiques et le monde allait certainement se
moquer de nous.
Etant donné l'heure tardive, il était inutile de regagner nos demeures, la salle de repos ferait très bien l'affaire jusqu'au lendemain matin.
Tous mes collègues avaient fini par se taire et sombrer dans le sommeil. Pour ma part, je n'y parvenais pas. Comment avais-je pû commaitre une si grotesque erreur ? Je ne cessais de repasser le
film dans ma tête à la recherche de la faille, mais la fatigue n'aidant pas, je finis par me perdre dans les affres de l'astro-physique quantique. Je sommnolais quand je remarquais que l'air se
faisait de plus en plus étouffant. Je suffoquais mais parvins finalement à me mettre sur mes deux jambes et à regagner le couloir menant à l'entrée des baraquements. Le soleil me sembla alors
bien étrange. Il semblait grossir à vu d'oeil. Supposant que j'étais en proie à quelques allucinations, je décrochais le téléphone et appelait ma fille Lawrence, elle est médecin, pour avoir
quelques éclaircissement quant à d'éventuels effets secondaires de mon nouveau traitement contre la tension. Je laissais passer une dixaine de sonneries trouvant normal qu'à une heure aussi
tardive une fille ne réponde pas à son père. Mais elle ne décrocha pas. Je retournais donc en salle de repos réveiller un de mes compagnons. Je les secouais un par an mais ils ne semblaient pas
réagir. Leurs visages n'exprimaient aucun souffrance juste la paix de tout un chacun en phase de sommeil profond.
Je vous assure qu'à ce moment j'étais bel et bien encore sein d'esprit. Cette lettre est un témoignage des évènements catastrophiques qui ont eu lieu et n'est en rien le fruit d'un quelconque
déséquilibre mental.
Mes jambes commencèrent à avoir du mal à me soutenir, ma respiration se faisait de plus en plus halentante, des goutes de sueur perlèrent sur mon front. La châleur devenait insupportable. Sans
même m'en rendre compte je glissais à même le sol et finis par m'endormir profondément.
Quelle ne fut pas notre suprise le lendemain lorsque nous nous éveillames tous ! L'obscurité était partout. Le soleil avait laissé place à trois énormes lunes qui envahissaient le ciel.
Nous n'avions plus aucun repères.
A force de calculs, d'appels téléphoniques, d'échange d'emails avec nos homologues des autres ocntinents, une seule conclusion semblait juste et acceptable : nous avions été aspiré dans un trou
noir. Nos calculs n'étaient finallement pas si erronés que cela puisque la conclusion prévoyait que nous soyions plongés dans le noir. La réalité était la même, nous étions envahis par
l'obscurité !
La première constatation fut de noter que nombre de nos congénères n'avaient pas supporté le changement d'atmosphère et étaient morts dans leur sommeil.
Peu à peu les choses se dégradèrent. Plus le temps passait, plus l'air devenait lourd et difficilement respirable. Un autre phénomène de taille nous inquiéta dans les premiers temps : les
plantes vertes telles que les arbres subissaient d'étranges mutations. Les fleurs mouraient aussi vite qu'elle apparaissaient et les arbres prenaient peu à peu tous la même apparence. Les arbres
fruitiers mourraient systématiquement de même qu'aucun légume ne poussait plus.
L'agriculture devint vite inutile et fut abandonné au profit de l'élevage, qui devint notre seul moyen de subsistance, pour un temps.
Seulement un autre problème fit son apparition. Le moindre petit morceau de viande quel qu'il soit que nous tentions de faire cuire, carbonisait irrémédiablement au contact de l'air et du feu,
nous étions donc contraint d'avaler toute nourriture crue. Cet inconvénient devint vite supportable et acceptable.
Curieusement les trois lunes dégagaient une intense châleur qui finit par provoquer l'évaporation de toutes nos réserves naturelles d'eau potable et non potable.
Le paysage aussi se modifiait, laissant la place à des zones soient très arrides soit denses en végétaux.
Comme nous n'étions pas à court d'imagination, nous commençâmes à pompter la sève rouge des plantes. Certains lui trouvèrent un fort goût de sang et après quelques expériences pour vérifier ce
phénomène nous constatâmes effectivement une ressemblance surprenante avec notre propre sang. Cela ammena évident les fervants défenseurs de l'écologie à certaines conclusions hâtives. Nous
étions devenus des monstres et nous tuions les plantes ce qui était selon leur point de vue parfaitement inacceptable. Ils se réunirent en groupes de différentes communautés et décidèrent
d'extraire quotidiennement des petites quantités de leurs sangs pour subvenir à leur consommation.
Tout ceci eut une conséquence plusque dramatique sur une bonne partie de la population mondiale. Les jeunes enfants et les personnes agées ne supportant pas un tel traitement, ils succombèrent
rapidement. Plus la population se raréfiait, plus les plantes se propagaient absorbant le peu d'air disponible. Les conditions de vie devinrent vite insupportables.
L'élevage, lui aussi, s'appauvrissant, les réserves vinrent peu à peu à manquer.
Notre seule source d'alimentation devint évidemment la sève rouge des plantes.
Son absorbtion journalière entraina une certaine dépendance chez certains individus. Ils ne se controlaient plus totalement et se jetait sur les arbres en plantant leur dents directement dans les
veines des plantes. Non comptant de modifier leur comportement, la sève rouge modifiait leurs caractères génétiques. A notre grand dam et malgré nos interventions pour les aider, ils devenaient
au fur et à mesure inhumains et prenaient un aspect mi-vampire mi-animal. Leur agressivité était telle qu'ils nous devint vite impossible de les cotoyer, ils envahirent rapidement les forêts de
plantes et nous tentions de leurs échapper en nous cloitrant dans les quelques immeubles restant encore debout.
La végétation était devenue tellement luxuriente qu'elle avait pris sa place et détruit toutes les zones d'agglomérations. Mais l'horreur de notre situation de s'arrête pas là.
Ces bêtes qui n'avaient plus rien d'humain, nous chassaient prenant un malin plaisir à nous vider de notre sang. La sève des plantes ne leur suffisait pas.
C'est ainsi que mourut Lawrence, ma fille. C'était son tour de sortir faire une collecte de sève. L'espace entre notre barraquement et le bosquet le plus proche était d'à peine un mile. A chaque
sortie, nous nous regroupions par trois ; ainsi l'un se chargeait de collecter la sève et les deux autres assurait la défense du groupe. Lawrence était accompagnée par deux hommes jeunes et
inexpérimentés qui étaient plus que terrorrisés à chaque sortie qu'ils devaient faire. Ce jour-là ne faisait pas exception. Ils prirent deux armes chacun ainsi qu'une petite réserves de balles
pour recharger en cas de nécessité. Lawrence les guidait, elle n'en était pas à sa première sortie loin de là et était plutôt forte et courageuse. Seulement ce jour-là le bosquet n'était pas vide
et un groupe d'une dizaine d'hommes sauvages s'y abreuvaient. Les voyant arriver, ils attaquèrent immédiatement. Se jettant sauvagement sur eux pour les vider de leur sang, ils n'eurent que peu
de temps pour se défendre. Le seul des trois à être revenu s'est enfuis en appercevant ces monstres s'abattrent sur eux. Il ne doit sa survie qu'à sa pratique de l'athlétisme à un haut
niveau...
Nous ne sommes absolument pas armés face à ces monstres avident de sang. Il nous est presque impossible de leur survivre.
Voilà la misérable vie que nous menons aujourd'hui.
Certains disent que l'apocalypse était écrite depuis longtemps et que nous aurions pû la prévoir. Pour ma part je ne suis sûr de rien. Peut-être qu'ils ont raison, peut-être que non.
Toujours est-il qu'aujourd'hui la population mondiale a diminué à 78%, que les rares a être encore à peu près sain de corps ne sont plus tout à fait eux-même.
Mais comment l'être en de telles circonstances.
Qui sait combien de temps vais-je encore survivre.
Je vous livre ces mémoires en guise de témoignage si un jour l'humanité survit.
The end.